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samedi 24 septembre 2022

Tableau numéro 18 : le titre; la formule « VR = f ( EC) »

J’ai trouvé le titre de mon tableau avec cette formule au sens mathématique et qui signifie : « la vision de la réalité est une fonction de la conscience » . Cette formule est utilisée dans l’exceptionnel livre que vient de terminer Stephan Shillinger intitulé « La sagesse interdite ». 

Cette toile est la 18ème matrice de mon projet d’exposition avec la création d’un livre d’art illustré, et les poésies d’Anouk Journo. Il trouve sa place aujourd’hui en réverbération avec ce que l’univers nous montre de l’expérience directe, de constructions possibles pour changer les paradigmes, tromper l’illusion égotique et avoir accès à une conscience universelle et ses outils que la nature nous offre…

Tout les chercheurs et expérimenteurs connaissent cette euphorie qui gagne la conscience quand nous découvrons qu’au-delà des ouvertures multiples de l’esprit, survient la magie du quotidien, juste d’un simple reflet, un évènement, une plume montrant la direction… Juste cet instant minuscule, ce petit déclic, ce rien qui nous connecte à l’univers et fait ce que nous sommes, des êtres fondamentalement libres d’abord et profondément heureux. Des êtres jamais seuls, même si, découvrant notre appartenance aux modèles des sociétés néolibérales, consuméristes, autoritaires, nous avons hâte d’en sortir. Quand d’apparence le contrôle des consciences, du religieux, des lobbies de produits commerciaux, des politiques, crée ses lois liberticides, un réveil possible s’opère et de nouveaux chemins s’entrouvrent, amenant l’univers à déposer, sous le calice de nos doigts, ce cadeau qui n’attendait que nous. Ainsi va cette toile.

Depuis le jour de notre naissance, nous avons absorbé les prétentions éducatives, religieuses, morales, superstitieuses, et matérialistes nous poussant à abandonner le but de nos recherches, celles de notre descente d’humain, d’aimant universel, de poète, de mystique, pour trouver, à travers un rayon de lumière, cette infime poussière qui nous décrit, ce chant mélodieux qui nous emporte, nous montrant le chemin déjà emprunté, celui de l’exquise liberté.

Cette matrice de 60/80cm : sur papier et papier canson a été réalisée avec des crayons mine noire, de l’encre de Chine, de la peinture pastel iridescente, de la peinture pour vitrail, du brou de noix, du carton d’emballage, de la ficelle de coton, du fil de cuivre, des bandes de cuivre, du liège, une incrustation d’un mini « camée », de la résine cristal et de l’argile.

mardi 17 mai 2022

Tableau Numéro 17 : « Le reflet de la lune sur la boussole »

Ce tableau est réalisé sur papier aquarelle 70/50 cm avec des crayons mines noires, de l’encre de Chine, de la peinture pastel classique et perlescente, de l’acrylique dorée, du carton d’emballage, du cuivre et une feuille de thé…

Inspiré par les aventures de mon fils Tom au Yukon et dans les territoires du Nord Canada, sur les terres de Gwichin, j’ai finalisé cette toile avec des milliers de petits points de crayons mine noire gras et maigres et des pointillés à l’encre. En tentant un audacieux parallèle, j’ai pensé que la question de la survie est omniprésente pour les explorateurs. Dans les milieux difficiles et sauvages, si on ne s’équipe pas comme il faut, on meurt. Si on ne profite pas de l’expérience des autres et qu’on ne tire rien de sa propre expérience, on se met en danger. Donc, envisagé partir à « l’aventure » ou avoir une « aventure », comme celle que représente la relation à l’autre, parfois, ne se résoud pas plus facilement avec un manuel de survie que la certitude d’être « tout puissant » pour se rassurer et y faire face, même si cela peut aider… l’aventure de la relation à l’autre comme l’aventure vers des territoires sauvages est un risque que l’on prend ou pas ? Peut-on être rêveur et aller plus loin que ne l’a fait Jack London aujourd’hui, j’en ai la preuve avec mon fils alors que la capacité à rêver est son moteur, lui qui se donne la capacité à évaluer les risques tout en vivant des situations extrêmes vers des territoires vierges.

Peut-on mettre sa vie en danger parfois, dans la forêt ultime de la relation à l’autre ? Ma réponse est : « oui », bien qu’il n’existe pas de manuel approprié, il faut peut-être une bonne dose de courage autant que de souplesse. C’est en réalisant cette toile que j’ai fais fie de cette idée en cherchant ce qui se jouait du côté de ce qu’on appelle : « l’effet miroir », là ou le trop plein d’activité projective de certaines personnes, vides d’eux-mêmes à l’intérieur, évidemment vident de tout affect peuvent produire chez l’autre, aspirant sont essence pour s’en repaître. 

On parle alors de relation toxique et dangereuse, vous obligeant à accepter la paternité d’un problème, finissant par vous « vampiriser » de votre substance quand cette activité très projective vous est adressée. 

Puis aussi de l’extérieur, vous maintenant dans une transformation opérante, physiologiquement, socialement et psychologiquement, faisant de vous un objet à anéantir tout en vous vidant de ce qui fait de vous ce que vous êtes. Vous devenez un simple reflet, pour cet autre qui finit par vous détruire totalement, tout comme la nature toute puissante peut vous réduire à néant si n’y prenez pas gare, à la différence qu’elle, n’est pas un « pseudo ». Un avatar violeur sans âme de votre intimité

De la forêt vierge à la relation à l’autre, les manuels de survie aident mais ne suffisent pas toujours…Pourtant il existe des portes de sortie pour se sauver du pire. Cette toile est l’état de libération qui survient lorsque le tyran combattu est lui-même anéanti par les limites qu’on lui a fixées, le non qu’on lui a opposé ! Elle est la résurrection, l’équilibre retrouvé, l’Atman, le souffle vital à partir duquel chaque être  vivant s’organise pour trouver sa place dans la nature, la nature révélée qui nous enchante sans nous ensorceler.







dimanche 15 mai 2022

« Le voyage extraordinaire de l’Hotaime »

 Pour répondre à une commande, j’ai proposé cette version en verre acrylique « Le voyage extraordinaire de l’Hôtaime » présenté dans son coffret. Cette commande réalisée sur bloc acrylique de 15/20 cm.


A l’origine, la toile fait 25 cm/ 35cm sur papier aquarelle Monalli, composée à la mine noire, avec de l’encre de chine, du pastel, du carton et du papier Canson 90g, du papier cristal Canson, du coton et des feuilles de cuivre.






lundi 4 avril 2022

Tableau numéro 16 : « Voyageur de l’invisible »

« Voyageur de l’invisible » est réalisé sur papier aquarelle 70/50 cm avec des crayons mines noires, de l’encre de chine, de la peinture pastel classique et perlescente, du carton d’emballage.


Dans « Voyageur de l’invisible », avec les différentes épaisseurs du trait, l’appui de la main et les nuances alternées de gras et de maigre, un jeu précis se dessine enjambant signes et autres symboliques empruntés aux surréalistes, envoutés d’un parabolique jet de la main, qu’un rien de fantastique a projeté à l’intérieur de mon cinéma. C’est de là que s’y coud un lien complice avec l’invisible lui donnant un soupçon de visible.

 De là également d’où je suis parti, donnant à ce qui « pré-existait » la dissolution de mon crayon, permettant ce partage, trait après trait, pointe après pointe,  une de ces douces rêveries de l’autre monde d’où je suis « expert en riance ». Un plus fin sentiment de joie et de merveilleux extrait des entraves du réel, sans « l’unique raison », sans point d’appui pour « l’unique secours » de la déraison. Ainsi j’ai apprécié de me laisser envahir par la douceur poétique d’un coucher de soleil, d’un parfum soulevé par la brise, d’une bourrasque faisant sursauter mon chien jusqu’à la nuit des étoiles élevée en cette fin de l’hiver. 

D’ici, je continue de chanter la terre, la vie des arbres et des animaux totem, de ces fleurs qui s’entremêlent dans tes cheveux en croisant quelque mystérieux courant émeraude trouvé dans la salle de bain de d’Achylie, bien avant la disparition d’Eleusis

 En révélant le secret des Anciens à mon tour, c’est l’histoire, tel un enregistrement issu des cieux que, croyant capter, je mets à jour…


Meichelus



samedi 19 mars 2022

Tableau numéro 15 : « Au coeur de l’univers »

 Toile de 80/60 cm sur papier aquarelle avec de l’encre de chine, du crayon graphite, de l’aquarelle classique et de l’aquarelle perlescente, du carton, des feuilles de thé…

« Au coeur de l’univers » est une invitation au voyage et à la rêverie, une composition médiumnique autour du merveilleux. Un échange vibratoire inspiré des tankas tibétain comme des illustrations de Jules Verne.




mercredi 2 mars 2022

Tableau Numéro 14 : « Le guerrier de la paix  »

 « Le guerrier de la paix » - Toile de 25/35 cm

Réalisée sur papier aquarelle aux crayons mines noires, avec de la peinture pastel, du brou de noix, des feuilles de thé, du carton, du fil de coton, du stylo bille et de l’encre à dorer.

L’art peut-il changer le monde ? 

Cette toile m’a permis de commencer à centrer mon utilisation du crayon mine avec le carton sur papier aquarelle, en cherchant l’équilibre que la matière suscite chez moi dans l’infini auquel cette matière me renvoie. J’explique : la mine noire représente, pour moi, une certaine énergie, et le carton peint une autre. C’est le mélange des deux qui agit sur la toile et peut laisser apparaître, tel le révélateur du photographe, ce que je pense être un « en deçà de la forme et de la matière », une énergie primordiale, une énergie à la fois nouvelle et ancestrale. En partageant, en mettant en commun ces deux matières pour les dépasser, il en résulte, chez « celui ou celle qui regarde », un possible regard associant l’alchimie que suscitent ces deux matériaux. Le minéral et le végétal, simple symbiose menant l’un à la couleur, l’autre à la forme, pour indiquer ce qui nous entoure en permanence, une conscience détachée de nous, un message unique, une énergie issue du vivant et du cosmos, quand l’homme libéré de ses entraves perçoit la nature qui l’entoure….

« Le guerrier de la paix » est une toile qui parle du rythme, de l’intention de retrouver les battements de la vie en harmonie avec les battements de la terre et du corps quand le niveau de conscience s’élève et permet, avec la transe spirituelle, par exemple, de guérir.

Et puis il y a le dessin. Le particularisme de cette toile est lié au particularisme fantastique et surréaliste des artistes magiciens, que ce soit celui du meilleur ami, du psychiatre, du chaman, de l’écrivain où de qui que ce soit sachant transformer le réel en acte magique. Celui (ou celle) qui cherche au-delà des apparences et qui trouve, de sa vision profonde, une communion parfaite avec les éléments fondamentaux. L’assurance qu’à partir d’une vision spirituelle, et la confiance en l’existence, qu’une « autre réalité » puisse être un remède à la santé qui « change le monde ».

Si la pratique artistique et le rituel cérémoniel peuvent  s’accorder dans un niveau plus élevé de conscience, tel un voyage léger où en « ré-ouvrant » les yeux pour laisser aller l’imagination, la toile appartient toujours à celui ou celle qui regarde. Comme le rythme régulier du tambour produit une énergie sonore hypnotisante, peut-elle alors dépasser le simple détachement temporaire des préoccupations quotidiennes ?

Je voudrais montrer que le voyage vers le monde des esprits est l’étape, un passage au-delà de l’exercice de « relaxation » qui possède la force du changement. Une voie existe, un voyage médiatisé pour se « ré-accorder » aux différentes dimensions de notre être et nous émanciper. 

Après que nous soyons passés devant le gardien du feu sacré, tenant fièrement le « baton egotique », la place du « désir » se déplace pour se dépouiller des certitudes qui le figent et s’élever. Ainsi se présente le guerrier de la paix, avec l’acceptation de sa décomposition, se fournissant à lui-même l’aide nécessaire et indispensable, autant que rapide, à sa « recomposition ». Pour que de nouveau un accès libre et fluide se signe devant l’amour éternellement présent. 

Dans ce cadre,  l’art ne pourrait-il pas ouvrir une voie à la spiritualité ? En imaginant que la représentation du réel puisse traduire une pensée du réel, même si la transe-formation du monde en profondeur s’avère lente et imprévisible, elle n’en serait pas moins « essence ciel »…




samedi 29 janvier 2022

Tableau numéro 13 : « La fin du paradoxe de la poule »

«  La fin du paradoxe de la poule »

Toile de 25/35 cm, Technique mixte : carton, papier-aquarelle Monelli, papier Canson 120gr, Feuille de thé, encre de chine, pastel, stylo bille …

Fin de la question ancestrale, qui de l’œuf ou de la poule était là en premier ?… Je peux dire par expérience que laisser cette question de coté permet de donner l’avantage aux deux sans risquer d’en perdre un. On minimise le risque de se tromper et on optimise les chances d’arriver à ses buts.




jeudi 27 janvier 2022

Tableau numéro 12 : « Médecine de la conscience »

 « Médecine de la conscience »

Toile de 25/35 cm sur papier aquarelle Monelli. Techniques mixtes avec du brou de noix, de l’encre de Chine, du crayon mine noir, du pastel classique et perlescent, des feuilles de thé et de cuivre, du carton, des feuille « cristal » et du stylo bille.

Avec cette toile,  je me suis laissé aller sur le fil d’une réflexion où les liens entre médecine et métaphysique se mutualisent. Un lien pérenne qui ne date pas d’aujourd’hui et questionne le matérialisme sur différents fronts malgré le soutien actuel de plus en plus de philosophes, de physiciens scientifiques et plus globalement, de soignants à la subjectivité. Témoins modeste de la relation intime que l’humain entretien depuis la naissance jusqu’à la mort (ou celle de l’autre) avec ce qu’on appelle : « l’esprit »… Est-ce que l’esprit ne fait que venir de nous ou est exogène à chaque être humain ?  Besoin, comme d’habitude, d’élargir mon trait en direction de la sphère spirituelle.

De l’humain, hors de sa sphère cherchant en haut, cherchant en bas…

Je pense que nous entretenons depuis toujours une relation étroite, nous, les humains avec nos champs de valeurs. En effet, nous y sommes attachés comme un bon toutou à son nonos, que ce soit par nécessité, par curiosité, par résilience où grace à notre fabuleuse capacité à nous nourrir de nos propres « négations » à dénier ou bien supporter la somme de nos souffrances sans jamais lâcher prise, une sorte d’hypnose collective. En laissant cet aspect orthodoxe de côté, je me suis intéressé justement à ce qui s’entend plutôt du coté de l’approche positiviste, constructiviste, à ce que racontent les chercheurs, poètes, scientifiques, simples citoyens ou personnalités engagées depuis les années 70 et ce qui se passe depuis les  20 dernières années du coté de la conscience spirituelle…

 J’ ai découvert et redécouvert qu’il se crée des passerelles, entre l’immanence de l’homme avec la nature et les dernières découvertes multichamps  des « chercheurs célestes » ou « psychonautes » tels qu’on les nomme parfois. 

L’idée que nous puissions, « trouver des d’informations erronées » est une valeur en soi et un cheminement légitime, un apprentissage nécessaire et individuel. La simple idée que la conscience interroge notre rapport à la réalité qui, elle-même est soumise, pour reprendre Spinoza : « au premier genre de connaissance, une connaissance fondée uniquement sur la perception des effets dont on ignore les causes, permet qu’on en tire des conclusions - erronées ». Le matérialisme ne serait pas l’unique réponse donc. En soi, cela représente une piste d’exploration, alors je me suis dit comme d’autres qu’il n’y a pas d’objectivité de la réalité. La remise en question du matérialisme par la physique quantique aujourd’hui, mais pas seulement, la poésie depuis toujours, la philosophie, la psychologie trans personnelle nous invitent à développer nos acuités vers moins d’égotisme et de revisiter notre relation à la matière, envisager les autres paradigmes disponibles, rêver de nouvelles idées tel Pierre Weil dans « l’homme sans frontières » expliquant que la conscience n’est pas cloisonnée à l’esprit mais est illimitée et ne lui appartient pas…

Conclusion, nous n’en serions qu’au début d’une nouvelle ère, même si les héritiers des chamans, pour ne citer qu’eux, nous aident dans ce cheminement, nous avons nos perspectives propres et communes avec un futur à saisir…Ainsi, cette toile à pris son envol.



mardi 18 janvier 2022

Tableau Numéro 11 : « En passant par Eleusis »

 « En passant par Eleusis »


Toile de de 60/80 cm sur papier aquarelle Monalli, réalisée avec du crayon mine noire, de l’encre de Chine, de la peinture au pastel, du carton, du fil de coton, des feuilles de cuivre, des feuilles de thé, du papier cristal et du brou de noix.

Me rappelant le travail sur les plantes d’Offman et de Gordon Watson interprétant les mystères d’Eleusis, j’ai laissé mon esprit s’en imprégner; de même avec les travaux de James Fadiman avec son guide de l’explorateur psychédélique ou encore « le voyage aux confins de l’esprit de Michael Pollan (professeur de journalisme à l’UC de Berkeley), ou encore plus proche de nous  :  Olivier Chambon, ancien chef de clinique, médecin-psychiatre et psychothérapeute qui a créé le premier diplôme de psychothérapie intégrative, pionnier des thérapies de la conscience qui a écrit « Chamans et Psy, un dialogue entre deux mondes » où il questionne la place  que nous occupons dans l’univers…




mardi 11 janvier 2022

Tableau numéro 10 : « Le Voyage extraordinaire de l’Hôtaime »

 « Le voyage extraordinaire de l’Hôtaime »

Toile de 25 cm/ 35cm sur papier aquarelle Monalli

Réalisé à la mine noire, avec de l’encre de chine, du pastel, du carton et du papier Canson 90g, du papier cristal Canson, du coton et des feuilles de cuivre.

Cette poésie inspirante de Pablo Néruda consacre modestement ma prose picturale, en forme de clin d’œil pour mon fils Tom, poème que voici :



Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux. Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu. Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fuit les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

Pablo Néruda.







jeudi 30 décembre 2021

Parole d'un sage hopi

Le chef indien Hopi Aigle Blanc a commenté la situation actuelle :
Le moment que vit l’humanité peut être vu comme une porte ou comme un trou. La décision de tomber dans le trou ou de passer par la porte vous appartient. Si vous consommez les nouvelles 24 heures sur 24, avec une énergie négative, constamment nerveux, avec du pessimisme, vous tomberez dans ce trou, mais si vous en profitez pour observer, pour repenser la vie et la mort, pour prendre soin de vous et des autres, alors vous passerez la porte.
Prenez soin de votre maison, prenez soin de votre corps. Connectez-vous à votre foyer spirituel. Lorsque vous prenez soin de vous, vous prenez en même temps soin de tout le monde.
Ne sous-estimez pas la dimension spirituelle de cette crise. Adoptez la perspective d’une aigle qui voit tout d’en haut avec une vue plus large. Il y a une question sociale dans cette crise, mais aussi une question spirituelle. Les deux vont de pair.
Sans la dimension sociale, nous tombons dans le fanatisme. Sans la dimension spirituelle, nous tombons dans le pessimisme et la futilité.
Êtes-vous prêt à affronter cette crise ? Saisissez votre boîte à outils et utilisez tous les outils à votre disposition.
Apprenez la résilience à partir de l’exemple des peuples indiens et africains : nous avons été et sommes exterminés, mais nous n’avons jamais cessé de chanter, de danser, d’allumer un feu et de nous réjouir.
Ne vous sentez pas coupable si vous vous sentez béni en ces temps difficiles. Être triste ou en colère n’aide pas du tout. La résistance est une résistance par la joie !
Vous avez le droit d’être fort et positif. Et il n’y a pas d’autre moyen d’y parvenir que de maintenir une attitude belle, heureuse et lumineuse. Cela n’a rien à voir avec l’aliénation (ignorance du monde). Il s’agit d’une stratégie de résistance.
Lorsque nous franchissons le seuil, nous avons une nouvelle vision du monde car nous avons affronté nos peurs et nos difficultés. C’est tout ce qui peut être fait maintenant :
– La sérénité dans la tempête
– Restez calme, prier/méditer tous les jours
– Rencontrer le sacré tous les jours
– Résister par l’art, la joie, la confiance et l’amour.
Source : https://www.pressenza.com/.../le-chef-indien-hopi-aigle.../



samedi 18 décembre 2021

Tableau Numéro 9 : « Les arc-en-ciel de Félines sont des machines »

 Toile de 80/60 réalisée le 20 Novembre 2021 sur papier cartonné avec du crayon mine noire, de l’encre de Chine, du pastel et du stylo bille, des feuilles de thé, des feuilles de cuivre, de l’encre de Taïwan.


« Les arc-en-ciel de Félines sont des machines » : au centre, se trouvaient les personnages de fiction des années 70 créés par Gilbert Shelton dans  « Les fabuleux freaks Brothers et le chat», une série-phare du comics underground et d’une génération contestataire. Tout autour, un choix de smileys positifs, ponctuation plus contemporaine tel un champ de fleurs qu’un fond d’écriture elfique a transformé en une danse porteuse de chance et de bonheur

Sans craindre les anachronismes et les sauts temporels, cette toile, tel un vortex hors de contrôle, se fragmente à partir d’une couronne construite sur les initiales de Félines-Minervois.

J’ai emporté des souvenirs joyeux de cette époque traversée avec mes deux frères au volant d’une comète en forme de clin d’oeil avec, à son bord, le chat et son air goguenard qui, la tête posée sur sa patte, attend juste qu’on découvre ses dernières forfaitures.

Le lien avec la poésie underground est une nourriture qui vit encore et toujours, peut-être dans cette toile…

Mon travail n’a pas de mérite car, en effet, ce sont ces transes dirigées par le crayon qui emporte le geste et font apparaître cette drôle de graphie, cette « déposition » au départ d’une incantation à la « « mine claire » s’organisant autour d’une guilde étoilée, pulsation du coeur lointain de ma vraie fratrie, pas celle des comics mais celle créée par nos parents et dont je me rappelle aussi avec bonheur. Dans tout cela et sans prétention, bien longtemps après, quand le monde a commencé de changer, le souvenir d’un chat exceptionnel est venu se graver dans ma mémoire à tout jamais, tels que le sont les membres de ma famille.

Je garderai son histoire secrète, partageant juste son nom : « Gadun », charmant smiley souriant, parce qu’il était « gauche » et que, quand même, sa date de naissance, le 1 mai, comme pour notre père, doit rester celle de la fête du travail.




samedi 11 décembre 2021

Tableau Numéro 8 : « La transmission du chapeau par grand-mère Nuage et ses Elfes »

 Tableau sur planche de bois de 35/21cm avec des papillons de bois et de papier réalisé à de l’encre de chine et du pastel.

Grand-mère et les Elfes, investis du grand pouvoir que leur confère  l’« alignement » avec la constellation d’Orion dans le « Grand chien » et le « Bouvier », transmettent la « connaissance » à celui et celle que le destin a mis sur leur chemin sous forme d’un chapeau couvert d’une poudre des ailes de papillon de nuit.

Le « Grand chien » qui se retrouve sur la robe de la grand-mère est une des constellations les plus brillantes du fait de la présence de Sirius, l’étoile la plus brillante après le Soleil. Une légende donnerait son origine à Orion et son chien pourchassant le lièvre dans le ciel.

L’autre constellation apparaissant également dans la robe de Grand-mère est la constellation du Bouvier, qui, d’après une légende serait à l’origine de l’invention de la charrue et aurait été également un vigneron nommé Icarius, qui autorisa Bacchus à inspecter ses vignes, lequel lui révéla le secret de la fabrication du vin. Icarius invita alors ses amis à déguster le breuvage, mais tous en burent trop et ne se réveillèrent que le lendemain, pensant qu'Icarius avait tenté de les empoisonner. Par vengeance, ils l'assassinèrent dans son sommeil.

Ce travail m’a été inspiré par l’envie de représenter, avec le graphisme, un Nuage protecteur à l’entrée de l’atelier de création, mettant en scène la conjonction de l’esprit avec la matière uniquement possible grâce au paradoxe de « l’éveil » et du rêve…





vendredi 24 septembre 2021

Tableau N°7 : « L’art de l’âme agit »

« L’art de l’âme agit » 


Tableau terminé en septembre.

Fait sur papier cartonné de 2mm avec du crayon mine noire, de l’encre de chine, du pastel et des éclats de feuilles d’or.


C’est en suivant une rêverie d’été, à Félines-Minervois, que j’ai choisi de commencer ce tableau. J’étais impressionné par les nuages qui entourent le village, ayant à l’esprit le travail géométrique et visionnaire des peintres Shipibos qui représentent des figures géométriques complexes et difficiles à reproduire pour provoquer une « captation de l’œil ». Captation chez celui ou celle qui regarde…


Le monde animal, végétal, et celui des esprits, sont présents dans leurs dessins, leurs peintures, leurs tatouages qu’ils peuvent arborer dans un souci de « transe-formation » et de protection. 


Ce qui m’intéressait vient de ce que leur représentation nécessite un apprentissage tout en faisant référence à un systeme de croyances codifié quasiment cryptique. De même, le graphisme sur les corps amérindiens des Cashinahuas, qui « focalise » l’attention, enchâsse le regard autant qu’il représente des figures extérieures à leurs corps, créant une poésie du signe, réalisant une « clinique du symbolique » qui serait reliée à la nature par un langage mystérieux.


Par le graphisme, la rencontre est immédiatement « immersive » et chargée de toutes les « intentions ». On entre ainsi dans le cercle précieux et vertueux de « l’harmonie ». En passant par la nature, l'Homme se donne toutes les chances de pouvoir retrouver la sienne, à moins qu’il y soit déjà…


Particulièrement sensible à ce qui ne peut pas se réduire seulement à un acte poétique, mon travail, souvent, veut ouvrir, extrait de mes voyages intérieurs, une serrure vers l’univers perceptuel et symbolique qu’inspire la présence à soi… dans le monde. De ces entrelacs vécus je voudrais souffler sur un fil d’or, une douce transe créative et chaude.


 Faisant confiance à mon crayon, souvent un HB6 qui s’est bien comporté en traçant ce qu’il pouvait de ma relation dédiée quotidiennement à la « magie »,  je rends grâce, bien entendu, au soutien actif et sécurisant de ma belle Anouk. Elle qui me sait sujet filtrant, lecteur attentif des manifestations et autres signes du monde, là où justement "l'intention" poétique fut peut-être un premier écho. 


L’art se veut sans faille afin que puisse souffler ce rien qui surgit tel quel.



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