✨ Nouvelle toile — "Là où l'ombre engendre la lumière" — signée Meichelus ✨
Graphite, aquarelle classique et iridescente, papier cartonné, collage d’une pièce de cuivre.
Je vous présente ma dernière œuvre, un travail où le noir et blanc occupe une place essentielle. Pour moi, cette vibration du graphite n’est pas seulement un choix esthétique : c’est une manière d’installer la structure intérieure du monde, l’ossature invisible à partir de laquelle la couleur peut vraiment émerger.
Le noir et blanc n’éteint rien — il révèle. Il donne à chaque nuance colorée l’espace pour respirer, pour se manifester avec une intensité presque sacrée.
🎨 Le chromatisme comme phénomène spirituel
Dans cette toile, les couleurs ne sont pas décoratives ; elles sont vécues comme des manifestations. Le chromatisme, sa perception, cette façon qu’a la lumière de se transformer en émotion, relèvent un phénomène profondément spirituel, presque rituel.
En voyageant chez les Hopis, leurs rites m’ont profondément marqué : leur rapport à la couleur est un langage, un savoir ancestral, une manière d’ordonner le monde et de dialoguer avec les forces qui le traversent. Leur maîtrise intuitive des contrastes, des harmonies et des symboles continue d’infuser ma pratique.
Ce rapport sacré à la couleur trouve un écho particulier dans le Traité des couleurs de Goethe, où l’on comprend que la couleur n’est jamais seulement un pigment, mais une rencontre entre lumière, obscurité et la perception humaine. C’est précisément cette rencontre que j’essaie de faire vibrer dans mon travail, qui n'en est pas un mais une jubilation : un espace où l’œil et l’âme sont indissociables.
🔍 Une œuvre entre structure, rêve et mémoire
Le graphite, par sa rigueur et sa densité, installe un champ de forces, une architecture intérieure. L’aquarelle, elle, introduit le souffle, la révélation, l’irisation du vivant. Ensemble, ces deux mondes composent un territoire où symboles, figures et arbres où semblent respirer, dialoguer, se souvenir d'une époque lointaine et qui nous concerne tous, moi y compris.
Le collage d'un serpent de cuivre agit comme un témoin matériel : une parcelle de réel insérée dans le rêve, un rappel que toute vision naît d’une matière, d'un désir. Ce serait nous, les humains, qui serions créateur de la matière, et nous, nous en avons perdu la conscience, à contrario des peuples natifs. Franchir les frontières du réel pourrait apporter une chance de se souvenir en associant le rêve et la création...
💬 Merci à celles et ceux qui prendront le temps de s’attarder sur ma création.
La couleur n’existe que dans le regard — et vos regards en dévoilent toujours de nouvelles.
❤️ Meichelus




